1er Juillet 2026 : ouverture de la billetterie

pour voir la tapisserie de Bayeux au British Museum

Hélène Duchêne, ambassadrice de France au Royaume-Uni, Nicholas Cullinan, directeur du British Museum, et George Osborne, président du conseil d’administration du British Museum, posent devant le grand panneau publicitaire annonçant la prochaine exposition à Piccadilly Circus, à Londres. (Photo courtesy of the Trustees of the British Museum)

Les portes s’ouvriront en septembre 2026 ! C’est la première fois que cet extraordinaire témoin des temps médiévaux est visible au Royaume-Uni depuis sa création il y a près de 1000 ans, et cette exposition devrait figurer parmi les plus populaires de l’histoire du célèbre musée, l’un des plus prestigieux du monde.

Les billets pour découvrir cette broderie de 70 mètres de long seront d’abord disponibles seulement pour des visites entre septembre et décembre 2026. Pour les dates suivantes, d’autres créneaux de réservation seront bientôt annoncés.
L’engouement du public pour la Tapisserie de Bayeux n’a jamais été aussi fort. Un sondage récent réalisé en exclusivité pour le musée révèle que 75 % du public soutient le partenariat avec la France, et que 76 % estime que « l’année 1066 est un élément important de l’histoire britannique et que les gens devraient en apprendre davantage à ce sujet ».
Le sondage révèle également un soutien massif en faveur d’une meilleure sensibilisation aux événements de 1066, 71 % des parents souhaitant que leur enfant en apprenne davantage sur l’histoire de la Tapisserie pendant qu’elle se trouve au Royaume-Uni. Parallèlement, 82 % sont favorables aux sorties scolaires et encouragent les visites au musée pour voir la Tapisserie pendant qu’elle est au Royaume-Uni.
Pour marquer cet extraordinaire événement culturel et historique, une immense affiche spéciale a été dévoilée le 26 février à Piccadilly Circus, au coeur de la capitale britannique, où le directeur, Nicholas Cullinan, et le président du conseil d’administration, George Osborne, ont été rejoints par l’ambassadrice de France, Son Excellence Madame Hélène Duchêne.
La Tapisserie retournera en Normandie fin 2027 pour être exposée dans le tout nouveau Musée de la Tapisserie de Bayeux après son exposition au British Museum.

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Serge Van Den Broucke

John Law et le Jardin des Plantes de Rouen

Par les après-midis tranquilles de printemps, le Jardin des Plantes de Rouen semble n’être qu’un refuge de silence et de verdure. Peu de visiteurs imaginent pourtant qu’entre ces allées sommeille encore l’ombre d’un aventurier écossais, joueur de génie et prophète déchu : John Law.

Il était né à Édimbourg, fils d’un riche banquier, dans cet univers austère où l’or, les chiffres et les dettes gouvernaient déjà les hommes avec plus de puissance que les armées. Très jeune, il montra une intelligence brillante et une fascination presque fiévreuse pour les jeux d’argent. Les cartes, les dés, les loteries lui révélaient ce que beaucoup ignoraient encore : la richesse n’était peut-être qu’une croyance collective, un pari entretenu par la confiance. Mais sa jeunesse bascula brutalement. À vingt-trois ans, après un duel où il tua un homme d’un coup d’épée, il dut fuir son pays. Cet exil le mena en France, royaume immense mais épuisé. Les interminables guerres de Louis XIV avaient vidé les caisses de l’État : derrière la splendeur de Versailles s’étendait un pays croulant sous les dettes.

Lorsque le Roi-Soleil mourut, le pouvoir échut au régent, Philippe d’Orléans, car le futur Louis XV n’était encore qu’un enfant de cinq ans. Le régent, curieux des idées nouvelles, fut séduit par l’audace de l’Écossais. John Law proposait une révolution : remplacer l’or et l’argent par du papier, des billets garantis par les richesses foncières du royaume. On lui permit de créer une banque. Puis son influence grandit avec une rapidité vertigineuse. Les fortunes naissaient en quelques semaines. Paris s’enivrait de spéculation. Lorsque Louis XV atteignit quatorze ans, il accorda lui aussi sa confiance au financier écossais : En 1720, John Law devint contrôleur général des Finances de la France.

Alors commença pour lui le temps des grandeurs normandes. Il acheta le château de Tancarville, obtenant par là le titre prestigieux de Connétable de Normandie. Puis vinrent les domaines d’Ocher et d’Yville. À Rouen, en 1717, il acquit pour 85 000 livres une vaste propriété entourée de murs, sur la rive gauche. C’est là qu’allait naître, bien plus tard, le Jardin des Plantes. Le pavillon de 1691, qui sert maintenant de lieu d’expositions temporaires, demeure encore aujourd’hui comme un témoin silencieux de cette ambition disparue.

Law rêvait aussi de faire de Rouen « le plus grand port de commerce de l’univers ». Dans son esprit, la ville devait devenir le cœur battant d’un empire marchand reliant la France, la Grande-Bretagne, et les pays tropicaux lointains regorgeant de richesses. Mais les rêves bâtis sur la confiance peuvent s’effondrer plus vite que des palais de pierre.

Le 24 mars 1720, son système financier se brisa en quelques heures. Un milliard de livres en billets circulaient alors dans le royaume. Soudain, les porteurs voulurent récupérer leur or. La foule se pressa, paniquée. La confiance disparut et, avec elle, la fortune de milliers d’hommes. Ce fut la banqueroute, immense, retentissante, presque irréelle. John Law s’enfuit. Il gagna Venise, ville de masques et de brouillards, où il vécut désormais des jeux d’argent qu’il avait tant aimés. Il y mourut misérablement en 1729, loin des palais, des banques et des rêves de grandeur.

Et pourtant, à Rouen, lorsque le vent traverse les arbres du Jardin des Plantes, il semble parfois qu’un fragment de cette destinée continue d’y murmurer encore.

Voir aussi l’article précédent sur la visite

Serge Van Den Broucke

Une invitation de l’ensemble Triorca de Norwich

Vous vous rappelez forcément ce magnifique concert, dirigé par Andy Weeks et donné à la cathédrale de Rouen l’été dernier avec l’ensemble TRIORCA de Norwich et quelques musiciens rouennais. Cette année, ils partent pour Koblenz, autre ville jumelée avec Norwich

A ce jour, en dépit de tentatives de communication de Robert Rickard, il n’y a pas une inscription rouennaise pour ce projet alors qu’il y a déjà 50 musiciens de Norwich et des autres villes jumelées.

Pouvez-vous aider en transmettant cette information à des jeunes du conservatoire à des écoles de musique/orchestres de la métropole ou à tout jeune musicien susceptible d’être intéressé. Merci pour votre aide.

As always with Triorca, it’s incredibly cheap, the price (E600 for one week), includes fine accommodation in a beautiful Schloss by the Rhine, AND a chance to play with one of the world’s great musicians – our artistic director, Nick Daniels.  (It’s also c. E130 to get there by train.)   We play two lovely venues – in one of them, in Bad Ems, the Kurtheater, Offenbach premiered many of his most famous works, Liszt, Brahms and many others visited.

APPLICATIONS HERE www.triorca.org 

Visite guidée du jardin des plantes

Mercredi 6 mai, sous un soleil timide , nous avons pu bénéficier d’une intéressante visite guidée du Jardin botanique et paysager et découvrir d’étonnants spécimens comme le Parrotia Persica, ou le Ginkgo Biloba ainsi que la collection de cistes et de plantes aromatiques.

Merci à Céline et Christophe pour cette agréable visite.

Dans un prochain article , Serge Van Den Broucke, vous racontera comment le lieu a été lié à l’Angleterre.

Photos Yolande Heredia

NLG

Fondation Bemberg à Toulouse

La Normandie et Walter Sickert à l’honneur

Même dans le Sud, dans l’hôtel Assézat à Toulouse, on découvre des pépites qui mettent en valeur la Normandie et rappellent les liens forts qui l’unissent aux artistes britanniques.

L’une des salles des collections permanentes est dédiée à Walter Sickert et Vuillard. Sickert, pourtant très apprécié en France de son vivant, est rapidement tombé dans l’oubli après sa mort. Francophone et francophile, proche des impressionnistes puis des Nabis, cet ancien élève de Whistler, marqué par sa rencontre avec Degas en 1883, se lie d’amitié avec Bonnard qui lui achète plusieurs de ses œuvres. Georges Bemberg fit l’acquisition d’une dizaine de ses toiles. L’homme et son œuvre sont considérés comme un des maillons essentiels dans la relation qui s’établit entre les élites culturelles et artistiques de deux côtés de la Manche à la fin du 19 ème siècle. A ce sujet , voir également l’article sur les Anglais à Dieppe et le podcast de Serge Van Den Broucke sur ce sujet .

NLG

Le bandit normand qui sut séduire les anglais

conférence organisée par le RNC à l’Alliance française



Serge Van Den Broucke nous a narré ce soir avec son talent de conteur habituel la trajectoire fulgurante et tragique d’un jeune normand d’origine modeste devenu highwayman de charme. Claude Duval naît à Domfront à la fin du règne de Louis XIII, il est vif d’esprit et d’une beauté rare. Rêvant de voir le monde il part pour Rouen puis Paris où il rencontre des membres de la famille royale anglaise

A la cour de Charles II à Londres sa beauté subjugue. Il s’en sert pour détrousser les couples sans violence sur les chemins et trousser les femmes consentantes de la bonne société. Il sera pendu à 26 ans laissant toutes ces femmes éplorées. Son mythe perdure traversant les siècles. Love and larceny !

Merci à l’alliance française pour son accueil

Pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’assister à la conférence :

Retrouvez les podcasts et les articles de Serge Van Den Broucke sur son site anglonormanhistory

Jean-Christophe

WAVES : Working Alliance for Voyage and Economic Sinergy

Rencontre autour de la liaison trans-Manche Dieppe-Newhaven

Ce matin , mardi 28 avril , était organisée à l’hôtel du département une journée de travail/réflexion autour de la liaison DFDS Dieppe -Newhaven et du développement des projets des deux côtés du Channel . Short Up (ex This is England) était invité pour présenter le festival aux partenaires normands et britanniques présents pour l’occasion .

Matinée riche en échanges et en découvertes sur l’agenda culturel, le projet Millenium (2027 année des Normands) et les pépites à apprécier de chaque côté du Channel. Beaucoup d’enthousiasme et de volonté de développer des actions communes pour inciter les normands et les habitants du Sussex à venir découvrir l’autre côté de la Manche. Seulement 4 heures de traversée à bord de ferries récemment modernisés et un autre univers s’offre à vous!

Bravo à Fanja Botsilaza et Abdelaziz Ait Addi pour l’organisation de cette matinée inspirante

NLG

Lee Miller

Exposition au MAM jusqu’au 2 août

Lee Miller (1907-1977), d’origine américaine, est maintenant reconnue comme l’une des grandes photographes du XXème siècle. Cette exposition retrace l’ensemble de son parcours mais cet article se consacrera à la partie de sa vie passée en Angleterre, notamment après sa rencontre avec le peintre et poète surréaliste Roland Penrose.

C’est à cette époque qu’elle se lie d’amitié avec Leonora Carrington dont vous pouvez voir les tableaux au Musée du Luxembourg, jusqu’au 19 juillet

En 1939, au déclenchement de la guerre, elle choisit de rester à Londres et s’investit progressivement dans les publications du Vogue anglais en tant que photographe de mode.

La section « sombre gloire » montre ses photographies des ruines et des bombardements de Londres qui témoignent de la vie quotidienne pendant le Blitz mais aussi ses reportages consacrés aux femmes engagées dans la guerre: infirmières, aviatrices, qui paraissent aussi bien dans le Vogue anglais qu’américain.

A la fin de l’année 42 , Lee Miller obtient son accréditation de correspondante de guerre et sur rendra sur le terrain du conflit jusqu’à 1945, où elle fera découvrir au monde, avec le photographe David E. Scherman, les atrocités des camps de Buchenvald et Dachau.

Dans les années qui suivent, Lee Miller, affectée par son expérience de la guerre, s’installe dans le Sussex à Farleys Farm House avec Roland Penrose et leur fils Anthony, où, dans un cadre plus privé, elle continue à réaliser des portraits de ses proches tout en s’adonnant à de nombreuses expériences culinaires .

Elle avait déjà inventé la tatin aux oignons, la pizza sans pâte et la glace marshmallow-coca cola! Vous pouvez tester ses recettes ci-dessus.

NLG

Le bandit normand qui sut séduire l’Angleterre

Conférence de Serge Van Den Broucke

Retrouvez-nous à l’Alliance française, 80 boulevard de l’Yser le mercredi 29 avril à 17H30 pour une conférence gratuite

Au XVIIe siècle, un jeune normand intrépide, Claude Du Vall, quitta sa
bourgade natale de Domfront, dans l’Orne, et partit en Angleterre pour y
chercher l’aventure. Devenu bandit de grand chemin, détrousseur des riches et ardent séducteur, il fit chavirer les cœurs des dames de la bonne société par son audace et son charme. Prémonitions étranges de sa mère Marguerite, prophéties troublantes d’un mystérieux moine errant, rencontres décisives à Rouen, autant de faits étranges qui marquèrent son enfance et présidèrent à son avenir. Protégé par le duc de Richmond et fréquentant l’entourage du roi Charles II, voici le destin incroyable de l’élégant et beau voleur dont la hardiesse fit une véritable légende.

SVDB

The ministry of time

de Kaliane Bradley

Jouant sur les décalages entre notre époque et le passé, Kaliane Bradley signe une savoureuse romance SF dont l’héroïne est une fonctionnaire chargée de l’accueil de réfugiés débarquant d’un autre siècle.

Kaliane Mong Huxham Bradley est une écrivaine et éditrice anglaise. Son premier roman, Le Ministère du Temps, vient de paraitre en version française chez Autrement

Un article dans l‘essentiel livres voir info numéro 4

NLG

This is England !